Un débat très intéressant a eu lieu jeudi soir, 13 février, à l’Espace Rencontre sur la situation des frontaliers. Ils sont un bon millier d’ancileviens à travailler sur Genève et à s’inquiéter de l’avancée des négociations sur leur couverture sociale et leurs taux d’imposition. Ceci dans le contexte de la votation négative du WE dernier.

Michel Charrat, Président du groupement des frontaliers, a su nous convaincre que seule une négociation, construite pas à pas, entre partenaires politiques suisses et français, faisait avancer les choses. Du fait des accords bilatéraux, la réglementation européenne devient la référence et conduit les frontaliers à rejoindre le régime de la sécurité sociale. La solidarité nationale s’impose tant dans les remboursements que dans les cotisations. Reste le gros souci de la localisation des soins de certains frontaliers déjà pris en charge sur Genève. Des personnes qui participaient au débat se sont aussi interrogées sur l’harmonisation des taux d’imposition.

Au-delà des questions techniques un peu opaques pour les non frontaliers, Robert Borrel a souligné toutes les opportunités qu’offre l’intégration dans l’agglomération genevoise. Opportunités qu’il faut savoir saisir et maîtriser. Le transport par trains est le seul avenir possible. Le CEVA est un projet qui s’impose. La maîtrise des coûts du logement notamment avec une politique radicale de logements sociaux est inévitable et doit être inscrite dans les projets municipaux.

B.S.