FRONTALIERS ET MÉTROPOLE GENEVOISE: UN SUJET TROP NÉGLIGÉ À ANNECY-LE-VIEUX

Plus de mille ancileviens travaillent en Suisse, nombre en progression forte et constante, et en retour la commune reçoit chaque année plus d’un million d’Euros de notre voisin. La question transfrontalière a donc un impact important dans le quotidien de notre commune et de ses habitants. On en est souvent peu conscient, serait-ce pour cela qu’il est totalement négligé par la municipalité ? Incompétence ou indifférence ?

Ce sont deux acteurs majeurs de cette question, et qui se complétaient parfaitement, qui étaient venus jeudi soir à notre invitation pour en discuter. Robert Borrel, Président et fondateur de l’ARC (Association Régionale de Coopération du Genevois) a parlé des transports, de l’aménagement du territoire (logement en particulier) et de coopération transfrontalière. Michel Charrat, Président du Groupement des Frontaliers, a parlé des problèmes de protection sociale et de fiscalité.

Genève est une métropole industrielle, universitaire, et économique, pas seulement une concentration de banques et d’organisations internationales comme on le caricature trop souvent, mais son territoire est trop petit. Ils ont donc besoin de nous comme nous avons besoin d’eux, dans une attitude de dignité, de réciprocité et de bonne entente, nous disait Robert Borrel. Et il ajoute : « je n’ai pas senti auprès de mes collègues du sud un intérêt pour la question frontalière ». Le sud dont il parle, c’est l’agglomération d’Annecy, c’est aussi la commune d’Annecy-le-Vieux.

Les coopérations transfrontalières sont une opportunité de développement et de prospérité économique pour notre agglomération. Ces coopérations existent déjà au plan université/recherche entre l’Université de Savoie et le LAPP, avec l’Université de Genève et le CERN. Dans l’organisation politique, territoriale, et économique que l’on voit aujourd’hui se structurer autour des métropoles comme Lyon et Grenoble, Genève est le grand et unique pôle dont nous sommes proches, et nous faisons naturellement partie de sa zone de développement. Sur le plan national, une frontière est avant tout vue comme une séparation. C’est donc sur le plan local qu’il faut agir pour établir les coopérations économiques et culturelles transfrontalières.

C’est tout le sens de la démarche que nous voulons impulser au niveau de notre commune et de l’agglomération Annecienne. Et c’est pourquoi une réunion comme celle de jeudi a été extrêmement riche et utile, en apportant des informations concretes, et mettant en lumière toutes les potentialités à exploiter au plan économique et culturel. C’est la volonté de notre groupe de les saisir.

JPV